Société

Ibanda : Les habitants vivent en côtoyant la mort au regard des risques d’éboulements

Les vies humaines sont en danger à plusieurs endroits dans la ville de Bukavu, l’on observe des constructions sur les sites jugés impropres à la construction. Constat de reporters de votre media los d’une descente effectué dans plusieurs parties de la ville de Bukavu.

Dans la commune d’Ibanda par exemple cette situation est observée  dans une grande partie des avenues anciens combattants 1, 2, 3 et l’avenue Ruzizi au quartier Ndendere. Plusieurs centaines d’habitants ont acquis des lopins de terre sur des collines qui connaissent presque chaque année des éboulements. Le moins qu’on puisse dire, c’est vivre en côtoyant la mort au regard des risques d’éboulements et même d’autres conditions hygiéniques et environnementales.

Sur avenue ancien combattant 1 dans la commune d’IBANDA, les cimetières des anciens combattants enterrés depuis 1958 selon les informations recueillies sur place présente déjà un danger, les murs sont fissurés mettant en danger les habitants les maisons surplombant cette colline.

Les habitants de cette partie vivent avec la peur au ventre parce qu’une partie du mur s’est déjà détaché. En bas, des maisonnettes ont été construites perchées dans l’air et soutenues par des sticks d’arbres sur un sol moins résistant, une situation que dénonce le chef d’avenue ancien combattant 1 Rashidi BYAMANA

Sur avenue ancien combattant 2 alors qu’en amont, c’est l’avenue ancien combattant 3 ici aussi, les maisons ou mieux des maisonnettes sont visibles, collées les unes sur les autres et sur des endroits où des décès ont été enregistrés l’année passée et bien avant encore.  Désespérés, les habitants disent n’avoir aucun choix. Certains qui se sont exprimé au micro de votre media renseignent qu’ils aimeraient aussi vivre dans des bonnes conditions mais n’ont pas de moyen

Sur la quatrième avenue, l’avenue RUZIZI sur la colline en amont de la route Essence Frontière Ruzizi 2, la situation est encore pire. Sur cette colline, l’Institut Mashauri Bora avait cédé lors des dernières pluies mais a été construite et les activités scolaires vont bon train malgré le danger imminent d’écroulement.

Des habitants expliquent qu’avec seulement 400 ou 500 dollars, il est possible de se procurer une portion de terre à ces sites déclarés impropres à la construction. Certains habitants affirment même détenir des documents étatiques attestant être propriétaires de ces parcelles. Pour le chef d’avenue ancien combattant 2 Luc MAZOGA, les autorités doivent agir à temps pour prévenir tout accident surtout à l’approche de la saison des pluies.

Chaque année, des décès et des dégâts matériels importants sont souvent enregistrés suite à des éboulements mais rien n’est fait malgré les arrêtés qui décrètent ces sites comme impropres à la construction.

 

Lifeinfos.net

 

 

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